EVENEMENTS

PUBLICATIONS

La valorisation des boues d’épuration

17/09/2021 – PLAQUETTE

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Infographie sur le compostage de boues et déchets verts

17/10/2019 – PLAQUETTE

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Enquête de satisfaction auprès des utilisateurs de fertilisants organiques recyclés

11/03/2017 – PLAQUETTE

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Evaluation des risques sanitaires liés au retour au sol des boues d’épuration

07/04/2016 – PLAQUETTE

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VIDEOS

Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur la position des collectivités territoriales

19/11/19

Cette septième séquence de la série « Mieux comprendre la valorisation organique » donne la parole aux représentants des collectivités : AMF (Association des maires de France), AMORCE (Association de collectivités et professionnels spécialisée dans les déchets, l’énergie et l’eau) et la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) sur le compostage des boues avec des déchets verts.

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Le processus de compostage de boues et déchets verts

22/10/19

Changement climatique, appauvrissement et érosion des sols Une des solutions : Le compost de boues et de déchets verts

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les risques

01/10/19

Cette séquence donne la parole à l’ADEME et à l’INRA (devenu INRAE) qui ont étudié et étudient depuis plus de 20 ans les impacts environnementaux de quatre amendements organiques : fumier, compost de boues et déchets verts, compost de déchets biodéchets et déchets verts, compost d’ordures ménagères résiduelles).

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les bénéfices

25/09/19

Cette séquence donne la parole à l’INRA qui étudie depuis plus de 20 ans les bénéfices et les impacts environnementaux de quatre amendements organiques : fumier, compost de boues et déchets verts, compost de déchets biodéchets et déchets verts, compost d’ordures ménagères résiduelles).

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les agriculteurs utilisateurs

19/06/19

Cette séquence donne la parole aux agriculteurs utilisateurs de boues et de composts de boues dans différentes régions de la France.

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur un syndicat de collectivités composteur

04/06/19

Cette séquence est consacrée à une meilleure compréhension des enjeux du co-compostage pour les syndicats de collectivités et de l’impact de cette activité sur leur relation avec le milieu rural : exemple du SYDEC et de son site de Thalie.

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur le métier des agri-composteurs

19/04/19

Cette vidéo est consacrée à une meilleure compréhension du métier des agri-composteurs.

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les aspects juridiques

20/03/19

La première séquence est consacrée à une meilleure compréhension des aspects juridiques qui découlent de l’adoption de la loi Egalim et de la révision de la Directive Déchets.

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Questions / Réponses relatives à l’épandage agricole des boues d’épuration en France

Origine et destination des boues
Que sont les boues d’épuration ?

Nos eaux usées provenant de nos cuisines, salles de bains et toilettes ainsi que les boues de fosses toutes-eaux domestiques, sont acheminées par les réseaux d’assainissements (égouts) en station d’épuration.

Après traitement, l’eau épurée est rejetée en milieu naturel. Restent alors les sous-produits d’épuration, parmi lesquels on trouve les boues. Celles-ci résultent de l’activité biologique des micro-organismes vivant dans les stations d’épuration, qui transforme les matières contenues dans les eaux usées. Elles sont principalement composées d’eau et de matières organiques et minérales et sont riches en éléments nécessaires à la croissance des plantes tels que l’azote, le phosphore, le potassium et des oligo-éléments. Ce sont de véritables matières agronomiques fertilisantes, utiles et nécessaires.

Certains effluents industriels peuvent également rejoindre le réseau d’assainissement à condition que leur composition soit compatible avec les procédés utilisés pour le traitement des eaux et qu’ils n’altèrent pas la qualité des boues. Dans certains cas les industriels disposent de leur propre station d’épuration.

Pour en savoir plus :

Combien en produit-on ?

Les boues sont produites à 60% par les particuliers et à 40% par l’industrie agro-alimentaire et papetière.

Concernant les particuliers, chaque individu génère en moyenne 150 L / j d’eaux usées, soit 15 kg par an de boues sèches. On a en effet l’habitude de quantifier les boues par rapport à la matière sèche (MS) qu’elles contiennent afin de disposer de données comparables. Le gisement total de boues produites par la population française est donc estimé à environ 1 million de tonnes de MS (soit 10 millions de tonnes de boues brutes).

A cela, s’ajoute la production de boues industrielles estimée à environ 0,7 millions de MS (soit 4 millions de tonnes de produit brut).

Quelles sont les différentes voies de traitement des boues ?

Qu’elles soient recyclées en agriculture, incinérées ou enfouies en centre de stockage des déchets, les boues subissent divers traitements qui diffèrent selon leur utilisation finale : des traitements de réduction de la teneur en eau, des traitements de stabilisation de la matière organiques ou des traitements d’hygiénisation. En effet, en fonction des traitements subis, les boues présentent des propriétés physiques diverses.

Pour en savoir plus :

Quelles sont leurs destinations ?

Si les boues présentent un intérêt agronomique et sont conformes à la réglementation relative à l’épandage sur les sols agricoles, elles peuvent être recyclées en agriculture. On appelle cela la valorisation (ou le recyclage) agricole. Dans le cas contraire, elles sont éliminées, soit par incinération, soit par enfouissement en centre de stockage des déchets. 73% des boues sont valorisées en agriculture (29% par compostage ou méthanisation, 44% en épandage), 18% sont incinérées et 9% sont stockées.

Pourquoi les boues sont-elles épandues sur les sols agricoles ?

Les boues constituent une source naturelle et renouvelable d’éléments nutritifs nécessaires à la croissance des plantes comme l’azote, le phosphore, le potassium, ainsi que des minéraux et oligo-éléments tels que le souffre, le calcium, le zinc ou le cuivre.

En fonction des besoins agronomiques des territoires, des pratiques agricoles et de la typologie des boues, plusieurs filières sont possibles pour le retour au sol : le compostage, la méthanisation, le chaulage, le séchage solaire…

Le recyclage organique est très encadré sur les plans règlementaires et normatifs. Des contrôles effectués par les services de l’Etat et des contrôles qualité aux différentes étapes du process garantissent l’innocuité des boues et leur intérêt agronomique.

Pour en savoir plus :

Y a-t-il beaucoup de boues épandues sur les sols agricoles en France ?

Parmi les 1,7 millions de tonnes de boues sèches produites par an (boues produites par les particuliers et les boues industrielles), 73% font l’objet d’un recyclage agricole, par épandage direct ou passant par des procédés de compostage et/ou de méthanisation. Au total, à ce jour, seul 1% de la surface agricole utile française est concerné par des épandages de boues.

Pour en savoir plus :

Que font nos voisins européens ?

En Europe, 60% des boues d’épuration sont recyclées, dont la moitié est compostée avec des déchets verts. La valorisation des boues en agriculture est le débouché privilégié par la France, mais aussi le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la République Tchèque et le Royaume-Uni. Elle constitue d’ailleurs, une option généralement mieux perçue que l’incinération, en particulier par les associations de protection de l’environnement et les organisations agricoles.

Pour en savoir plus :

Les boues sont-elles toujours épandues au même endroit ?

D’une façon générale, une même parcelle agricole ne recevra pas plus de 3 épandages sur une période de 10 ans. Les doses sont calculées par rapport aux besoins d’amendement des sols (chaux) et de fertilisation des cultures (azote et ou phosphore). Elles tiennent également compte de la quantité de matière sèche et de micropolluants apportés (apports maximaux à respecter sur 10 ans imposés par la réglementation).

Peut-on utiliser les boues pour tout type de culture ?

Oui. Cependant des restrictions d’épandage sont appliquées aux cultures maraîchères et fruitières, ainsi qu’aux prairies destinées au pâturage. Afin d’éviter les risques de contamination par des micro-organismes pathogènes, les apports des boues sont interdits en période de végétation ou pour des périodes variant de 10 à 18 mois avant récolte pour les cultures maraîchères et fruitières, et de 3 à 6 semaines pour les prairies. A noter que les boues sont principalement épandues en grandes cultures de type blé, colza, betteraves ou maïs…

Les composts vendus en jardinerie peuvent-ils contenir des boues d’épuration ?

Certains amendements de sol comme les composts normalisés peuvent contenir des boues ; si tel est le cas, cela doit être mentionné sur l’étiquette.

En revanche, les terreaux, ou plus généralement les supports de cultures ne contiennent pas de boues de station d’épuration.

Réglementation et contrôles
Quelle est la réglementation applicable à l’épandage agricole des boues d’épuration ?

Le recyclage organique est très encadré sur les plans règlementaires et normatifs notamment en matière de transparence et de traçabilité afin de garantir l’innocuité des MFSC (Matières Fertilisantes et Supports de Culture) qui retournent au sol.

Les boues et composts de boues conformes ont le statut de déchet au titre de la réglementation déchet, disposition précisée dans l’article 95 de la loi EGAlim d’octobre 2018, ce qui implique une responsabilité de la part du producteur de déchets et une obligation d’en assurer la gestion jusqu’à élimination ou valorisation finale.

Les boues constituent également une matière fertilisante au sens de l’article L.255-1 du Code Rural et de la pêche maritime dans la mesure où elles présentent un intérêt d’amendement pour les sols ou de fertilisation des cultures.

On distingue 2 dispositifs de traçabilité qui conditionnent le retour au sol de ces matières :

  • le plan d’épandage (prescriptions techniques définies dans l’arrêté du 8 janvier 1998)
  • les prescriptions définies dans les Autorisations de mise sur le marché (AMM) ou normes rendues d’application obligatoires (ex : NF U44-095 et NF U44-295)

Pour en savoir plus :

Comment le respect de la réglementation est-il contrôlé ?

Toute opération d’épandage fait l’objet d’une étude préalable validée par les services de l’Etat, éventuellement appuyés par des organismes indépendants désignés par le préfet et chargés du suivi agronomique. Cette étude comprend des analyses de boues et des sols ainsi qu’une étude agro-environnementale des parcelles agricoles sur lesquelles l’épandage est projeté. Cette étude permet de définir l’aptitude des sols à recevoir les boues.

Chaque année le producteur de boues doit établir un programme prévisionnel des épandages et en fin d’année un bilan agronomique. Ces documents sont contrôlés et validés par les autorités compétentes.

En ce qui concerne les composts de boues normalisés, leur qualité est contrôlée par les Directions Départementales de la Protection des Populations (ex : Directions Départementales du Contrôle de la Concurrence et de la Répression des Fraudes).

Comment la qualité des boues est-elle vérifiée ?

Les fréquences de contrôle sont fixées réglementairement. Des échantillonnages représentatifs et réguliers sont envoyés à des laboratoires qui analysent la valeur agronomique des boues de même que leur teneur en éléments indésirables, suivant les prescriptions définies par la règlementation (arrêté du 8 janvier 1998).

Les boues utilisées en tant que matière première dans la production de composts normalisés sont soumis aux mêmes types de contrôles.

Des contrôles inopinés sont également réalisés par les autorités compétentes ou les organismes indépendants chargés du suivi agronomique.

Risques sanitaires et environnementaux
Y a-t-il des risques particuliers liés aux boues industrielles ?

Oui. Les principes généraux d’intérêt agronomique pour les sols et les cultures ainsi que les principes d’innocuité pour l’homme et l’environnement s’appliquent également à l’épandage de boues industrielles. A ce titre, du fait de leurs teneurs en éléments indésirables, certaines boues industrielles ne peuvent pas être recyclées en agriculture.

En revanche, l’épuration des eaux usées issues de certaines activités industrielles conduisent à la production de boues présentant un intérêt agronomique (ex : boues papetières notamment cellulosiques ou boues d’industries agro-alimentaires). Des réglementations spécifiques prennent alors en compte leurs particularités (ex : matières destinées à l’épandage ou au stockage provenant des Installations Classées Pour l’Environnement – ICPE).

L’épandage des boues sur les terres agricoles a-t-il provoqué des accidents en France ?

Aucun accident environnemental ou sanitaire lié à des épandages de boues réalisés dans le respect de la règlementation n’a été rapporté en France.

Par ailleurs, il existe depuis 1997 une cellule de veille sanitaire vétérinaire sur les épandages qui confirme que lorsque les prescriptions réglementaires sont respectées, les risques sanitaires sont inexistants. L’ADEME a publié en 2017 dans son rapport CIDE, un bilan de l’étude sanitaire sur les risques de boues suivis par le CNITV (Centre National Vétérinaire) en P30 (lien ci-dessous).

Antérieurement à la mise en place de tout dispositif réglementaire, des épandages d’eaux usées municipales brutes réalisés de façon incontrôlée ont entraîné une accumulation d’éléments indésirables dans les sols les rendant impropres à la production agricole destinée à des fins alimentaires. C’est le cas par exemple des plaines d’Achères dans les Yvelines. Les conséquences de ces pratiques depuis longtemps interdites sont souvent utilisées par des médias en quête d’information sensationnelle et attribuées à des épandages de boues, ce qui est totalement erroné.

Pour en savoir plus :

Faut-il craindre la présence de micro-organismes pathogènes dans les boues d’épuration ?

Les boues traitées mais non hygiénisées sont susceptibles de contenir des micro-organismes comme des virus ou des bactéries. Cependant, la réglementation impose un ensemble de précautions destinées à préserver la santé de l’homme et des animaux. On peut citer les restrictions d’épandage sur les cultures de fruits et légumes susceptibles d’être consommés crus ou les distances d’isolement fixées par rapport aux usages sensibles (habitations, cours d’eau, captage en eau potable, etc.).

Les pathogènes présents dans les boues proviennent de l’homme, des animaux ou d’une manière générale de notre habitat urbain. Une fois dans la nature et particulièrement dans le sol, ils se retrouvent dans un milieu hostile à leur développement (froid, trop sec ou trop humide). Ils sont également en compétition avec les micro-organismes du sol mieux adaptés au milieu dans lequel ils se trouvent et cette compétition leur est fatale à court terme.

Des traitements complémentaires de la boue avant son épandage (compostage, chaulage, séchage et autres traitements thermiques, etc.) permettent également de réduire considérablement la présence de ces micro-organismes voire de conduire à leur hygiénisation.

Pour en savoir plus :

Les boues épandues contiennent-elles des déchets urbains inertes (gravats, plastiques…) ou des hydrocarbures ?

Non. Dans les stations d’épuration les eaux usées subissent de nombreux traitements. Une première étape, le dégrillage, permet de retirer la plupart des corps étrangers et de les acheminer en centre de stockage de déchet ou en incinération.

L’eau est ensuite soumise à un traitement de dessablage puis de déshuilage permettant d’ôter les traces d’hydrocarbures et les corps gras (huiles graisses…).

Les boues épandues contiennent-elles des substances médicamenteuses : hormones, antibiotiques ?

Oui. Par exemple, entre 30 et 90 % des antibiotiques ingérés par les humains sont excrétés avec l’urine (WEAO, 2001). Toutefois, les quantités contenues dans les boues sont très faibles. Cela s’explique du fait que seule une partie de la population prend des antibiotiques à un moment donné durant l’année, ce qui fait que les résidus d’antibiotiques sont fortement dilués dans les eaux usées.

En 2014, le SYPREA a réalisé en partenariat avec l’ADEME, le SIAAP, la FP2E, l’INERIS et le CNRS une évaluation des risques sur les substances dites émergentes qui pouvaient être contenues dans les boues. Les conclusions de cette étude estiment que le risque engendré par ces substances est négligeable pour l’environnement et la santé humaine.

Pour en savoir plus :

Les sols et les cultures recevant des boues peuvent-ils être contaminés par les métaux lourds ?

La réglementation fixe en effet des concentrations limites et des flux maximum en Eléments Traces Métalliques (ETM), et impose un contrôle de leur teneur dans les sols à minima tous les 10 ans.

Ces ETM, souvent appelés « métaux lourds », sont naturellement présents dans les sols et les plantes. Certains d’entre eux comme le cuivre ou le zinc jouent un rôle utile pour le métabolisme des plantes. Le respect de la réglementation relative à l’épandage des boues vise à supprimer le risque de contamination des sols et des végétaux.

Pour en savoir plus :

Si les eaux usées sont toxiques pour les poissons, pourquoi les boues d’épuration présentent elles un intérêt agronomique pour les cultures et les sols ?

Il est important de comprendre que le milieu aquatique est très différent du milieu sol, ce qui explique leurs différences de réaction à des apports de matières organiques.

Les déversements d’eaux usées brutes dans les cours d’eau provoquent une grave perturbation du milieu aquatique. En effet l’oxygène disponible dans l’eau est rapidement épuisé par l’activité bactérienne qui décompose les matières organiques des eaux usées, conduisant à l’asphyxie des poissons. C’est ainsi qu’on peut observer des mortalités en masse suite au déversement accidentel d’eaux usées brutes. De fait il s’agit plus d’un problème de concentration que de toxicité.

Par ailleurs, les différents minéraux libérés agissent comme fertilisants des plantes aquatiques qui se développent de façon anarchique (eutrophisation) et vont de ce fait consommer encore plus d’oxygène.

La situation est très différente lorsque les boues sont épandues sur les sols agricoles. La matière organique contenue stimule la faune du sol (vers de terre, microorganismes du sol…) qui s’en nourrit. La matière ainsi décomposée et minéralisée fertilisera les cultures.

Quel est l’impact de l’épandage sur la faune et la flore des sols ?

Les épandages de boues, du fait de leur teneur en matière organique, stimulent l’activité biologique des sols et contribuent à l’accroissement de la microflore et de la faune (vers de terre, collemboles, etc.).

Selon deux études long terme, QualiAgro et PRO’spective, menées depuis plus de 20 ans par l’INRAE sur les intérêts agronomiques et impacts environnementaux du recyclage agricole des produits résiduaires organiques (PRO) dont font partie les boues et composts de boues, ces derniers ne présentent pas d’impacts négatifs sur l’écosystème des sols, même à des doses élevées.

Pour en savoir plus :

Est-on absolument sûr que l’épandage des boues est sans risque ?

Il n’existe pas de risque zéro. C’est la raison de l’existence d’une réglementation. De ce fait, lorsqu’elle est appliquée, le risque est négligeable. C’est la conclusion d’une étude d’évaluation des risques sanitaires qui a été menée par l’INERIS (INERIS – Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques – Maîtriser le risque pour un développement durable) de 2003 à 2007 en partenariat avec l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), la FP2E (Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau) et le SYPREA.

Pour en savoir plus :

Comment les risques de développement (inconnus à ce jour) sont-ils couverts ?

Demandé par le monde agricole, le fonds de garantie sur l’épandage des boues a vu le jour en 2009. Ce dispositif permettait d’indemniser les agriculteurs et les propriétaires des terres agricoles dans le cas où elles deviendraient impropres à la culture en raison de l’épandage de boues de station d’épuration urbaines ou industrielles.

Ce dispositif ne pouvait être mis en œuvre que si le risque ayant généré le dommage à indemniser ne pouvait être connu au moment de l’épandage (au vu des connaissances du moment). On parle de ce fait de risque de développement.

Ce fond existe encore aujourd’hui mais est en dormance. Le montant est estimé aux alentours de 3 millions d’euros.

Prises de position
Pourquoi certains pays interdisent-ils l’épandage de boues ?

Pour rappel, en Europe, les plus grands producteurs de boues d’épuration sont l’Allemagne, puis le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la France qui cumulent à eux seuls près de 65% du tonnage total annuel produit en Europe.

Chaque pays membre de l’UE détermine sa politique en matière de traitement des eaux usées et d’élimination des déchets dans le cadre de la réglementation européenne. Pour certains, il peut y avoir une réelle compétition avec les effluents d’élevage (comme les Pays-Bas et la région Flamande en Belgique) ou une demande sociétale spécifique très forte comme en Suisse.

Les Services de l’Etat ainsi que les parties prenantes dont le SYPREA, estiment qu’il est important de lever les réticences existantes afin de pérenniser cette filière qui constitue un excellent compromis écologique et économique, notamment pour les collectivités rurales et d’ouvrir de nouvelles voies au recyclage agricole. C’est pourquoi le SYPREA soutient les programmes de recherches de longue durée tels que QUALIAGRO et PRO’spective menés par l’INRAE et a été à l’initiative d’une étude sur l’Evaluation des risques sanitaires liés au retour au sol des boues d’épuration menée en 2006 et actualisée en 2014.

Pour en savoir plus :

Quelle est la position des industries agroalimentaires et de la grande distribution sur l’étiquetage de produits issus de parcelles fertilisées par les boues ?

Cette question a longtemps fait débat en France à la fin des années 90.

Plusieurs collecteurs, industriels des industries agro-alimentaires ou grands distributeurs ont initialement décidé, de leur propre chef, de ne plus acheter de produits fertilisés avec des boues d’épuration en raison des craintes et perceptions de leurs clients.

Cependant, s’agissant d’une pratique encadrée par une réglementation récente et pour laquelle aucun risque avéré n’a pu être mis en évidence, les professionnels de l’agro-alimentaire ont convenu de ne pas pratiquer d’étiquetage différenciant.

D’une manière générale, le strict respect de la réglementation sur les épandages est devenu la garantie exigée par les professionnels, c’est d’ailleurs la position de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).

Les agriculteurs sont-ils favorables à l’utilisation des boues en agriculture ?

Oui, pour la plupart avec certaines disparités locales. L’utilisation de boues d’épuration pour fertiliser les cultures se substitue à l’utilisation d’engrais chimiques et constitue une économie sur les intrants.

Néanmoins, leur acceptation est liée à des garanties en matière de traçabilité.

Ainsi, en 2020, le SYPREA compte 10 382 clients utilisateurs de boues et de matières fertilisantes issues du traitement des boues (composts de boues ou digestat de méthanisation).

Pour en savoir plus :

LEXIQUE

[ A ]

Amendement de sol : « Les amendements servent à améliorer les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols en place. Les amendements organiques, principalement d’origine végétale, servent à entretenir et à reconstituer le stock de matière organique stable du sol. Une partie de leurs composants, d’origine végétale, est transformée en humus sous l’action des micro-organismes du sol. L’amélioration du taux de matière organique des sols a un effet positif sur la structure du sol, sur sa capacité de rétention en eau, sur l’activité biologique. En complément de ces fonctions principales, les amendements organiques apportent également des éléments nutritifs directement utilisables par les plantes. Les amendements organiques vendus en France doivent être homologués ou être conformes à la norme NF U 44-051 ou à la norme NF U 44-095 » – AFAÏA

AFAIA : Syndicat professionnel des acteurs de la filière des supports de culture, paillages, amendements organiques, engrais organiques et organo-minéraux et biostimulants – Site web

AMM : Autorisation de mise sur le marché

[ B ]

Biogaz : « Mélange gazeux saturé en eau à la sortie du digesteur et composé d’environ 50 % à 70 % de méthane (CH4), de 20 % à 50 % de gaz carbonique (CO2) et de quelques gaz traces (NH3, N2, H2S). Le biogaz a un pouvoir calorifique inférieur (PCI) de 5 à 7 kWh/Nm3. Cette énergie renouvelable peut être utilisée sous forme combustive pour la production d’électricité et de chaleur, de production d’un carburant, ou d’injection dans le réseau de gaz naturel après épuration. » – ADEME

Biodéchets : « Déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires » – Article L.541-1-1 Code de l’environnement

Boues d’épuration : « Elles résultent de l’activité biologique des micro-organismes vivant dans les stations d’épuration, qui transforme les matières contenues dans les eaux usées, provenant des particuliers ainsi que de certains effluents industriels à condition que leur composition soit compatible avec les procédés utilisés pour le traitement des eaux et qu’ils n’altèrent pas la qualité des boues. Les boues sont principalement composées d’eau et de matières organiques et minérales et sont riches en éléments nécessaires à la croissance des plantes tels que l’azote, le phosphore, le potassium et des oligo-éléments. » – FAQ

Boues stabilisées : « Boues qui ont fait l’objet d’un traitement de stabilisation lequel conduit à produire des boues dont la fermentation est soit achevée soit bloquée à la sortie du traitement. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

[ C ]

Centrifugation : Action de séparer les substances de densités différentes au moyen de la force centrifuge.

Chaulage : Avant d’épandre les boues en agriculture, action de les mélanger à de la chaux vive afin d’augmenter leur siccité, d’augmenter leur PH pour ralentir l’activité pathogène, de réduire voire éliminer les bactéries grâce à la réaction exothermique et de ralentir la fermentation anaérobie qui génère de mauvaises odeurs.

Composés Traces Organiques (CTO) : Composés chimiques qui proviennent de substances chimiques telles que les pesticides, détergents ou hydrocarbures ou de leur dégradation.

Compostage : « Le compostage est un procédé de traitement aérobie (en présence d’oxygène) des déchets fermentescibles par les micro-organismes, dans des conditions contrôlées. Il produit du gaz carbonique, de la chaleur et un résidu organique stable (faible potentiel de biodégradabilité), riche en composés humiques : le compost. » – La FNADE

CTO : voir Composés Traces Organiques

[ D ]

Décantation : Action de séparer les particules de densité plus lourde que l’eau, du liquide dans lequel elles se trouvent.

Déchets alimentaires : « Toutes les denrées alimentaires au sens de l’article 2 du règlement (CE) n° 178/2002 du 28 janvier 2002 qui sont devenues des déchets » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Déchets assimilés : « Les déchets dits assimilés regroupent les déchets des activités économiques pouvant être collectés avec ceux des ménages, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, sans sujétions techniques particulières (article L 2224-14 du code général des collectivités territoriales). Il s’agit des déchets non dangereux des entreprises (artisans, commerçants…) et du secteur tertiaire (administrations, hôpitaux…) collectés dans les mêmes conditions que les ordures ménagères. » – ADEME

Déchets des activités économiques (DAE) : « Ce sont les déchets, dangereux ou non dangereux, dont le producteur initial n’est pas un ménage. Les activités économiques regroupent l’ensemble des secteurs de production (agriculture-pêche, construction, secteur tertiaire, industrie). Une partie des déchets des activités économiques sont des déchets assimilés. » – ADEME

Déchets d’assainissement : « Boues de stations d’épuration (STEP) ou graisses de flottation des Stations de Traitement des Eaux Urbaines ou STEU » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Déchets ménagers et assimilés (DMA) : « Il s’agit des déchets issus des ménages et des déchets assimilés. Ils ne comprennent pas les déchets produits par les services municipaux, déchets de l’assainissement collectif, déchets de nettoyage des rues, de marchés, etc. » – ADEME

Déchets organiques (ou déchets fermentescibles) : « Résidus d’origine végétale ou animale qui peuvent être dégradés par les micro-organismes pour lesquels ils représentent une source d’alimentation. Ils peuvent être d’origine agricole (effluents d’élevage…), agro-industrielle (abattoires, caves vinicoles…) ou municipale (biodéchets alimentaires des particuliers…). » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Déchets relevant de la responsabilité élargie des producteurs (REP) : « Ces déchets doivent être pris en charge par les producteurs des produits qui génèrent ces déchets. Selon la famille de produits, les modalités de prise en charge sont différentes. » – ADEME

Déchets verts : « Les déchets verts regroupent l’ensemble des végétaux issus de l’entretien des espaces verts, des zones récréatives, des serres, des terrains de sport et des jardins de particuliers. Ils rassemblent notamment : les feuilles mortes, les tontes de gazon, les tailles de haies ou d’arbustes, les résidus d’élagage ou d’entretien de massifs ; qu’ils soient produits par une collectivité territoriale, une société privée ou des particuliers. Ces déchets sont soumis à des variations saisonnières avec, notamment, une forte croissance des végétaux au printemps (augmentation des tontes de pelouse, des tailles, etc.). Les déchets verts font partie, au niveau réglementaire, des « biodéchets ». » – Ordeco

Déshydratation : Dans le processus de traitement des boues, action de diminuer la teneur en eau des boues pour obtenir une meilleure qualité du produit.

Digestat : Résidus solides issus du processus de méthanisation des déchets organiques. Il se compose de bactéries excédentaires, de matières organiques non dégradées et de matières minéralisées. Après traitement, il peut être utilisé comme compost.

Digestion anaérobie : « La digestion anaérobie est la décomposition de matière organique et inorganique en absence d’oxygène, par l’action de micro-organismes anaérobies. Les réactions qui se déroulent dans un digesteur anaérobie sont généralement divisées en trois étapes principales réparties entre différents groupes de bactéries : hydrolyse-fermentation, acétogénèse et méthanogénèse » – https://www.dictionnaire-environnement.com/digestion_anaerobie_ID383.html

DV : voir Déchet Verts

[ E ]

Economie Circulaire : « Système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien être des individus. Elle prend en compte prend en compte trois champs : la production et l’offre de biens et de services, la consommation au travers de la demande et du comportement du consommateur (économique ou citoyen) et la gestion des déchets avec le recours prioritaire au recyclage qui permet de boucler la boucle. » – ADEME

Effluents bruts d’élevage : Fumiers et des lisiers issus des filières d’élevage

Eléments Traces Métalliques (ETM) : « Certains de ces éléments sont des oligo-éléments essentiels pour la vie des plantes et des animaux pour lesquels l’équilibre entre carence et toxicité doit être trouvé: le Bore, Cuivre, Cobalt, Fer, Manganèse, Nickel, Sélénium, Zinc. Le Mercure, le Plomb, l’Arsenic et le Cadmium n’ont pas une fonction métabolique connue à ce jour et sont, de ce fait, considérés comme « non essentiels » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Engrais : « Les engrais apportent aux plantes les éléments utiles à leur nutrition. On trouve différents types d’engrais : minéraux, issus de la chimie de synthèse ou d’extraction minière (potasse, phosphates), organo-minéraux (mélange de composants d’origine minérale et de composants d’origine organique). Les éléments fertilisants contenus dans les engrais organiques ont une origine exclusivement naturelle, animale ou végétale (farine de plume, corne broyée, guano, vinasses…). La plupart d’entre eux sont autorisés pour la production biologique, grâce à leur conformité au règlement européen sur la production biologique (Règlement CE 834/2007). En plus de leur rôle d’apport direct d’éléments nutritifs, les engrais organiques stimulent l’activité biologique des sols, facilitant le déblocage des oligo-éléments. Ils maintiennent ou augmentent le taux de matière organique du sol, améliorant la structure du sol et favorisant la rétention de l’eau. L’apport d’azote par les engrais organiques est progressif et prolongé dans le temps. » – AFAÏA

Epaississement : Dans le processus de traitement des boues, action de séparer les phases solide et liquide des boues avant leur déshydratation.

Epandage : « L’épandage est l’action de répandre dans les champs des matières présentant un intérêt agronomique. Le terme « épandage » est utilisé quelles que soient les matières épandues : engrais ou amendements minéraux, matières organiques brutes ou transformées. Lorsque l’on considère le retour au sol des déchets organiques, on envisage l’épandage avant tout comme un apport de produits bruts, notamment non compostés. La filière « épandage » concerne donc avant tout l’épandage direct de déchets organiques non transformés. Elle est encadrée par de nombreux textes réglementaires dans les domaines de l’eau et des déchets. Les déchets concernés sont d’origines urbaine (boues de stations d’épuration des eaux), agricole (fumiers, lisiers, effluents de fabrication de produits agroalimentaires) et industrielle (boues de papeterie). » – ADEME

ETM : Voir Eléments Traces Métalliques

[ F ]

FFOM : voir Fraction Fermentescible organique des Ordures Ménagères

Flottation : « Procédé de séparation des boues fondé sur des différences d’hydrophobicité des surfaces des particules à séparer. La flottation de boue est par exemple utilisée en minéralurgie pour séparer des minéraux entre eux et dans le traitement des eaux usées pour éliminer les graisses. » – ADEME

FNADE : Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement – site web

Fraction Fermentescible organique des Ordures Ménagères (FFOM) : « Les Ordures Ménagères Résiduelles sont la part des déchets qui restent après les collectes sélectives (après avoir retiré verres, cartons et emballages). Elles sont constituées d’une fraction organique et d’une fraction non organique. La FFOM est la fraction organique de ces OMR. » Chambre d’agriculture d’Occitanie

[ G ]

Gestion des déchets : « La collecte, le transport, la valorisation et, l’élimination des déchets et, plus largement, toute activité participant de l’organisation de la prise en charge des déchets depuis leur production jusqu’à leur traitement final, y compris les activités de négoce ou de courtage et la supervision de l’ensemble de ces opérations » – Article L541-1-1 du Code de l’Environnement

[ H ]

Hygiénisation : Voir Traitement d’hygiénisation

[ I ]

Inertes : Plastiques, verres, métaux

Innocuité : Qualité de ce qui n’est pas toxique. Les critères d’innocuité d’une MAFOR regroupent les valeurs en ETM, CTO, pathogènes et inertes.

[ K ]

K : Potassium

[ M ]

MAFOR : Voir Matières Fertilisantes et Supports de Cultures

Matière organique : Matière carbonée produite par les êtres vivants (végétaux, animaux, champignons ou micro-organismes). Via les complexes argilo-humiques, elle joue un rôle important dans la stabilité des sols. À la différence de la matière minérale, la matière organique est souvent biodégradable et peut ainsi être facilement recyclée en compost ou en biogaz.

Matière sèche : Substance provenant de matière organique obtenue après avoir retiré l’eau contenue dans cette dernière.

Matières fertilisantes : « Une matière fertilisante est un produit dont l’emploi est destiné à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux, ainsi que les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols. Les matières fertilisantes comprennent notamment les engrais et les amendements. Les engrais apportent des éléments nutritifs à la plante, tels que le phosphore, le soufre, l’azote… Les amendements servent à améliorer les propriétés du sol, par l’apport de calcaire ou de matières organiques. » – ANSES

Matières fertilisantes d’origine résiduaire : « Dans le cadre de l’expertise Esco MAFOR, l’ensemble des matières d’origine résiduaire susceptibles d’être épandues dans un but de fertiliser et/ou amender les sols ont été prises en compte, et ont été désignées pour plus de lisibilité sous l’acronyme « Mafor » ou Matières fertilisantes d’origine résiduaire. Cet acronyme recouvre une large diversité de matières, notamment les effluents d’élevage (bruts ou traités), les boues issues du traitement des eaux usées urbaines ou domestiques, les matières, eaux et boues d’épuration issues des industries agro-alimentaires, papetière, pétrolière, textile, chimique…, les boues issues des opérations de potabilisation de l’eau, les composts de déchets verts, de déchets ménagers, de déchets organiques issus des activités industrielles ou domestiques (biodéchets), les digestats de méthanisation (compostés ou non), les cendres, en particulier issues des installations de combustion de biomasse à vocation énergétique, les sédiments dragués en milieu fluvial, les matières issues de la pyrolyse de certains déchets (biochars) » – INRAE

Matières fertilisantes et supports de cultures : « Les matières fertilisantes sont des produits destinés à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux, ainsi que les propriétés des sols. Les supports de culture sont destinés à servir de milieu de culture à certains végétaux. » – ANSES

Méthanisation : « Aussi appelée digestion anaérobie, la méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène, donc en milieu anaérobie, contrairement au compostage qui est une réaction aérobie. Cette dégradation provoque du biogaz ainsi que du digestat, produit humide, riche en matière organique partiellement stabilisée. Il est généralement envisagé le retour au sol du digestat après éventuellement une phase de maturation par compostage. Quatre secteurs sont favorables au développement de cette technique : agricole, industriel, déchets ménagers et boues urbaines. » – ADEME

MFSC : Voir Matières Fertilisantes et Supports de Cultures

MIATE : Matières d’Intérêt Agronomique issues du Traitement des Eaux

Microfaune : « Composée de protozoaires et de nématodes (longueur <0,2 mm), la microfaune vit dans les pores ou films d’eau de la matrice du sol, lui permettant ainsi de résister à la dessiccation du sol (univers de vie : l’agrégat, de 0,5 à 5 cm) » Chambre d’agriculture d’Occitanie

Micro-organismes pathogènes : Etres vivants (champignons, bactéries, virus…) capables de provoquer des troubles de santé plus ou moins graves chez l’homme ou les animaux au-delà d’un seuil donné.

Minéralisation : « Elle permet de transformer les éléments nutritifs de l’humus en éléments assimilables par les plantes et faune/flore du sol. » Chambre d’agriculture d’Occitanie

MO : voir Matière organique

[ N ]

Nutriments : « L’azote (N) joue un rôle primordial dans le métabolisme des plantes en tant que constituant majeur des protéines. Il est essentiel pour la croissance des plantes. Le phosphore (P) transporte l’énergie dans la plante. Il favorise la croissance générale de la plante, notamment du système racinaire et des tiges. En fin de végétation, il est stocké dans les organes de réserves pour servir au développement des futures pousses. Le potassium (K) renforce la résistance des cultures aux maladies, à la sécheresse et au gel. Les oligo-éléments (Cuivre, Magnésium, Zinc…) sont utiles en quantité réduite pour réaliser l’ensemble des réactions chimiques qui ont lieu dans la plante. » – Page valorisation organique

[ O ]

Oligo-éléments : « Eléments minéraux purs nécessaires à la vie d’un organisme mais en quantités très faibles. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

OMA ou OM : voir Ordures Ménagères et Assimilés

OMR : voir Ordures Ménagères Résiduelles

Ordures Ménagères et Assimilés (OMA) : « Les ordures ménagères et assimilés regroupent les ordures ménagères résiduelles (OMR), les déchets assimilés et les déchets collectés sélectivement : verre, emballages et journaux-magazines. »- ADEME

Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) : « Les Ordures Ménagères Résiduelles désignent la partie des déchets qui restent après des collectes sélectives, aussi appelée poubelle grise » – ADEME

[ P ]

PCI : voir Pouvoir calorifique inférieur

Plan d’épandage : « Le plan d’épandage est un document de synthèse qui définit, en fonction de leur aptitude à l’épandage, les îlots culturaux qui pourront faire l’objet d’épandage d’effluents organiques. Il montre que l’ensemble des effluents d’élevage peut être épandu dans des conditions environnementales satisfaisantes, y compris sur les parcelles mises à disposition par des tiers. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Pouvoir calorifique inférieur (PCI) : Paramètre qui caractéristique la quantité d’énergie fournie par un carburant. Cette grandeur est exprimée en kJ/l (PCI volumique) ou en kj/kg (PCI massique).

PRO : Voir Produits résiduaires organiques

Produits résiduaires organiques (PRO) : « Fait référence à toutes les matières résiduaires organiques pouvant être épandues en agriculture à l’état brut ou traitées. Le terme PRO désigne les matières considérées par le terme de MAFOR exceptées les matières minérales. Le terme PRO regroupe ainsi les effluents d’élevage et les matières organiques, traitées ou non, provenant de l’agriculture (ex. bois de taille), des activités urbaines (ex. boues de STEP, ordures ménagères), des industries agro-alimentaires (ex. vinasses, plumes, boues de laiteries) et autres industries (ex. boues papetières). » – INRAE

[ R ]

Réduction de la teneur en eau : Voir Traitement de réduction de la teneur en eau

[ S ]

Séchage thermique : « Le séchage thermique est un procédé intermédiaire de traitement des boues qui consiste à évaporer l’eau qu’elles contiennent. Cela permet de réduire de manière significative le volume et le poids des boues et de favoriser leur valorisation. » – https://www.suez.com/fr/notre-offre/collectivites-locales/quel-est-votre-besoin/gestion-de-l-eau/gestion-des-boues-et-sous-produits/sechage-des-boues

Séquestration de carbone : « Captage et stockage du carbone de l’atmosphère dans des puits de carbone (comme les océans, les forêts et les sols) par le biais de processus physiques et biologiques tels que la photosynthèse. » – https://www.greenfacts.org/fr/glossaire/pqrs/sequestration-carbone.htm

Siccité : « La siccité est le pourcentage massique de Matière Sèche d’une MAFOR. Ainsi, une boue avec une siccité de 10 % présente une humidité de 90 %. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Sous-produits animaux : « Matières d’origine animale (cadavres entiers ou parties d’animaux, les produits d’origine animale ou d’autres produits obtenus à partir d’animaux) soit exclus de la consommation humaine pour des raisons réglementaires ou soit intentionnellement non destinés à la consommation humaine. Les biodéchets sont considérés comme des sous-produits animaux à l’exception de ceux qui sont composés de déchets verts ou d’aliment d’origine végétale (reste de marché, déconditionnement de boite de conserve de légumes…). » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Stabilisation de la matière organique : Voir Traitement de stabilisation de la matière organique

Station d’épuration des eaux usées (STEP) STEU : « Centre de traitement de l’eau. Ce centre de traitement a deux missions bien distinctes. La première, recycler les eaux usées en éliminant les polluants avant leur rejet dans la nature. La deuxième, rendre les eaux naturelles propres et sans danger pour la consommation humaine. Une station d’épuration élimine les polluants de l’eau à travers quatre procédés : un traitement mécanique qui élimine les déchets par tamisage et décantation, un traitement biologique qui élimine les matières organiques et minérales par la culture microbienne, un traitement chimique qui élimine les substances dangereuses par l’ajout de produits chimiques et la désinfection par UV, ozonisation ou par le chlore qui tuent les germes pathogènes. » – https://www.tlgpro.fr/2018/11/quest-ce-quune-step-station-depuration-des-eaux-usees/

STEU : Station de Traitement des Eaux Usées

Stockage : « Le stockage est le dernier maillon dans la chaîne de gestion des déchets. Il concerne la fraction des déchets qui ne peut être valorisée sous forme de matière ou d’énergie dans les conditions techniques et économiques du moment. Il existe plusieurs types d’installations : les installations de stockage de déchets dangereux (ISDD), les installations de stockage des déchets inertes, les installations de stockage des déchets non dangereux » – ADEME

Supports de cultures : « Un support de culture est destiné à servir de milieu de culture à certains végétaux en permettant à la fois d’ancrer les organes absorbants des plantes et de les mettre en contact avec les solutions nécessaires à la croissance. La tourbe, le terreau, les laines de roche sont utilisées comme supports de culture. » – ANSES

[ T ]

TMB : voir Traitement mécano-biologique

Traitement de stabilisation de la matière organique : « Ce traitement réduit la capacité des boues à entrer en fermentation, ce qui atténue voire supprime les mauvaises odeurs. » – Plaquette SYPREA sur la valorisation des boues d’épuration

Traitement d’hygiénisation : « Ce traitement détruit les microorganismes pathogènes (bactéries, virus) présents dans les boues. » – Plaquette SYPREA sur la valorisation des boues d’épuration

Traitement mécano-biologique (TMB) : Le traitement mécano-biologique (TMB) s’applique aux ordures ménagères résiduelles (OMR). Il consiste en l’imbrication étroite d’opérations mécaniques (dilacérations et tris) et d’étapes biologiques (compostage, méthanisation). Les 5 objectifs possibles pour un TMB sont, sur la fraction à haut PCI (pouvoir calorifique inférieur) du déchet, produire de l’énergie sous forme de CSR (combustible solide de récupération); sur la fraction fermentescible du déchet, produire de l’énergie sous forme de biogaz, fabriquer du compost et réduire et stabiliser les déchets avant de les mettre en décharge; enfin sur l’ensemble du déchet, recycler des matériaux (métaux, plastiques, papiers-cartons). » – ADEME

Traitements de réduction de la teneur en eau : « Les procédés d’épaississement, de déshydratation ou de séchage permettent de diminuer le volume des boues et d’améliorer leurs caractéristiques physiques. » – Plaquette SYPREA sur la valorisation des boues d’épuration

[ V ]

Valeur amendante : « Valeur d’une MAFOR examinée sous l’angle d’apport d’humus stable. Elle est examinée via des indicateurs tels le C/N (plus il est élevé plus la MAFOR a une valeur amendante), l’ISB ou l’ISMO. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Valorisation énergétique : « La valorisation énergétique consiste à récupérer et à valoriser l’énergie produite lors du traitement des déchets sous forme de chaleur, d’électricité, de carburant. On peut distinguer deux sortes de valorisation énergétique : la valorisation par traitement thermique (incinération, co-incinération, pyrolyse et gazéification) et la valorisation du biogaz issu notamment des installations de stockage de déchets non dangereux et de la méthanisation des déchets organiques. » – FNADE

Valorisation organique : « La valorisation organique désigne l’ensemble des modes de gestion et de valorisation des déchets biodégradables (déchets alimentaires, déchets verts, boues urbaines, boues industrielles, déchets des industries agro-alimentaires, déchets agricoles…). Les déchets biodégradables peuvent être valorisés via 2 grands modes de traitement : le compostage et la méthanisation. » – FNADE

[ Z ]

Zn : Zinc

Actualités

EVENEMENTS

Publications

PUBLICATIONS

La valorisation des boues d’épuration

17/09/2021 – PLAQUETTE

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Infographie sur le compostage de boues et déchets verts

17/10/2019 – PLAQUETTE

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Enquête de satisfaction auprès des utilisateurs de fertilisants organiques recyclés

11/03/2017 – PLAQUETTE

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Evaluation des risques sanitaires liés au retour au sol des boues d’épuration

07/04/2016 – PLAQUETTE

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Vidéos

VIDEOS

Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur la position des collectivités territoriales

19/11/19

Cette septième séquence de la série « Mieux comprendre la valorisation organique » donne la parole aux représentants des collectivités : AMF (Association des maires de France), AMORCE (Association de collectivités et professionnels spécialisée dans les déchets, l’énergie et l’eau) et la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) sur le compostage des boues avec des déchets verts.

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Le processus de compostage de boues et déchets verts

22/10/19

Changement climatique, appauvrissement et érosion des sols Une des solutions : Le compost de boues et de déchets verts

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les risques

01/10/19

Cette séquence donne la parole à l’ADEME et à l’INRA (devenu INRAE) qui ont étudié et étudient depuis plus de 20 ans les impacts environnementaux de quatre amendements organiques : fumier, compost de boues et déchets verts, compost de déchets biodéchets et déchets verts, compost d’ordures ménagères résiduelles).

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les bénéfices

25/09/19

Cette séquence donne la parole à l’INRA qui étudie depuis plus de 20 ans les bénéfices et les impacts environnementaux de quatre amendements organiques : fumier, compost de boues et déchets verts, compost de déchets biodéchets et déchets verts, compost d’ordures ménagères résiduelles).

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les agriculteurs utilisateurs

19/06/19

Cette séquence donne la parole aux agriculteurs utilisateurs de boues et de composts de boues dans différentes régions de la France.

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur un syndicat de collectivités composteur

04/06/19

Cette séquence est consacrée à une meilleure compréhension des enjeux du co-compostage pour les syndicats de collectivités et de l’impact de cette activité sur leur relation avec le milieu rural : exemple du SYDEC et de son site de Thalie.

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur le métier des agri-composteurs

19/04/19

Cette vidéo est consacrée à une meilleure compréhension du métier des agri-composteurs.

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Mieux comprendre la valorisation organique : Zoom sur les aspects juridiques

20/03/19

La première séquence est consacrée à une meilleure compréhension des aspects juridiques qui découlent de l’adoption de la loi Egalim et de la révision de la Directive Déchets.

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FAQ

Questions / Réponses relatives à l’épandage agricole des boues d’épuration en France

Origine et destination des boues
Que sont les boues d’épuration ?

Nos eaux usées provenant de nos cuisines, salles de bains et toilettes ainsi que les boues de fosses toutes-eaux domestiques, sont acheminées par les réseaux d’assainissements (égouts) en station d’épuration.

Après traitement, l’eau épurée est rejetée en milieu naturel. Restent alors les sous-produits d’épuration, parmi lesquels on trouve les boues. Celles-ci résultent de l’activité biologique des micro-organismes vivant dans les stations d’épuration, qui transforme les matières contenues dans les eaux usées. Elles sont principalement composées d’eau et de matières organiques et minérales et sont riches en éléments nécessaires à la croissance des plantes tels que l’azote, le phosphore, le potassium et des oligo-éléments. Ce sont de véritables matières agronomiques fertilisantes, utiles et nécessaires.

Certains effluents industriels peuvent également rejoindre le réseau d’assainissement à condition que leur composition soit compatible avec les procédés utilisés pour le traitement des eaux et qu’ils n’altèrent pas la qualité des boues. Dans certains cas les industriels disposent de leur propre station d’épuration.

Pour en savoir plus :

Combien en produit-on ?

Les boues sont produites à 60% par les particuliers et à 40% par l’industrie agro-alimentaire et papetière.

Concernant les particuliers, chaque individu génère en moyenne 150 L / j d’eaux usées, soit 15 kg par an de boues sèches. On a en effet l’habitude de quantifier les boues par rapport à la matière sèche (MS) qu’elles contiennent afin de disposer de données comparables. Le gisement total de boues produites par la population française est donc estimé à environ 1 million de tonnes de MS (soit 10 millions de tonnes de boues brutes).

A cela, s’ajoute la production de boues industrielles estimée à environ 0,7 millions de MS (soit 4 millions de tonnes de produit brut).

Quelles sont les différentes voies de traitement des boues ?

Qu’elles soient recyclées en agriculture, incinérées ou enfouies en centre de stockage des déchets, les boues subissent divers traitements qui diffèrent selon leur utilisation finale : des traitements de réduction de la teneur en eau, des traitements de stabilisation de la matière organiques ou des traitements d’hygiénisation. En effet, en fonction des traitements subis, les boues présentent des propriétés physiques diverses.

Pour en savoir plus :

Quelles sont leurs destinations ?

Si les boues présentent un intérêt agronomique et sont conformes à la réglementation relative à l’épandage sur les sols agricoles, elles peuvent être recyclées en agriculture. On appelle cela la valorisation (ou le recyclage) agricole. Dans le cas contraire, elles sont éliminées, soit par incinération, soit par enfouissement en centre de stockage des déchets. 73% des boues sont valorisées en agriculture (29% par compostage ou méthanisation, 44% en épandage), 18% sont incinérées et 9% sont stockées.

Pourquoi les boues sont-elles épandues sur les sols agricoles ?

Les boues constituent une source naturelle et renouvelable d’éléments nutritifs nécessaires à la croissance des plantes comme l’azote, le phosphore, le potassium, ainsi que des minéraux et oligo-éléments tels que le souffre, le calcium, le zinc ou le cuivre.

En fonction des besoins agronomiques des territoires, des pratiques agricoles et de la typologie des boues, plusieurs filières sont possibles pour le retour au sol : le compostage, la méthanisation, le chaulage, le séchage solaire…

Le recyclage organique est très encadré sur les plans règlementaires et normatifs. Des contrôles effectués par les services de l’Etat et des contrôles qualité aux différentes étapes du process garantissent l’innocuité des boues et leur intérêt agronomique.

Pour en savoir plus :

Y a-t-il beaucoup de boues épandues sur les sols agricoles en France ?

Parmi les 1,7 millions de tonnes de boues sèches produites par an (boues produites par les particuliers et les boues industrielles), 73% font l’objet d’un recyclage agricole, par épandage direct ou passant par des procédés de compostage et/ou de méthanisation. Au total, à ce jour, seul 1% de la surface agricole utile française est concerné par des épandages de boues.

Pour en savoir plus :

Que font nos voisins européens ?

En Europe, 60% des boues d’épuration sont recyclées, dont la moitié est compostée avec des déchets verts. La valorisation des boues en agriculture est le débouché privilégié par la France, mais aussi le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la République Tchèque et le Royaume-Uni. Elle constitue d’ailleurs, une option généralement mieux perçue que l’incinération, en particulier par les associations de protection de l’environnement et les organisations agricoles.

Pour en savoir plus :

Les boues sont-elles toujours épandues au même endroit ?

D’une façon générale, une même parcelle agricole ne recevra pas plus de 3 épandages sur une période de 10 ans. Les doses sont calculées par rapport aux besoins d’amendement des sols (chaux) et de fertilisation des cultures (azote et ou phosphore). Elles tiennent également compte de la quantité de matière sèche et de micropolluants apportés (apports maximaux à respecter sur 10 ans imposés par la réglementation).

Peut-on utiliser les boues pour tout type de culture ?

Oui. Cependant des restrictions d’épandage sont appliquées aux cultures maraîchères et fruitières, ainsi qu’aux prairies destinées au pâturage. Afin d’éviter les risques de contamination par des micro-organismes pathogènes, les apports des boues sont interdits en période de végétation ou pour des périodes variant de 10 à 18 mois avant récolte pour les cultures maraîchères et fruitières, et de 3 à 6 semaines pour les prairies. A noter que les boues sont principalement épandues en grandes cultures de type blé, colza, betteraves ou maïs…

Les composts vendus en jardinerie peuvent-ils contenir des boues d’épuration ?

Certains amendements de sol comme les composts normalisés peuvent contenir des boues ; si tel est le cas, cela doit être mentionné sur l’étiquette.

En revanche, les terreaux, ou plus généralement les supports de cultures ne contiennent pas de boues de station d’épuration.

Réglementation et contrôles
Quelle est la réglementation applicable à l’épandage agricole des boues d’épuration ?

Le recyclage organique est très encadré sur les plans règlementaires et normatifs notamment en matière de transparence et de traçabilité afin de garantir l’innocuité des MFSC (Matières Fertilisantes et Supports de Culture) qui retournent au sol.

Les boues et composts de boues conformes ont le statut de déchet au titre de la réglementation déchet, disposition précisée dans l’article 95 de la loi EGAlim d’octobre 2018, ce qui implique une responsabilité de la part du producteur de déchets et une obligation d’en assurer la gestion jusqu’à élimination ou valorisation finale.

Les boues constituent également une matière fertilisante au sens de l’article L.255-1 du Code Rural et de la pêche maritime dans la mesure où elles présentent un intérêt d’amendement pour les sols ou de fertilisation des cultures.

On distingue 2 dispositifs de traçabilité qui conditionnent le retour au sol de ces matières :

  • le plan d’épandage (prescriptions techniques définies dans l’arrêté du 8 janvier 1998)
  • les prescriptions définies dans les Autorisations de mise sur le marché (AMM) ou normes rendues d’application obligatoires (ex : NF U44-095 et NF U44-295)

Pour en savoir plus :

Comment le respect de la réglementation est-il contrôlé ?

Toute opération d’épandage fait l’objet d’une étude préalable validée par les services de l’Etat, éventuellement appuyés par des organismes indépendants désignés par le préfet et chargés du suivi agronomique. Cette étude comprend des analyses de boues et des sols ainsi qu’une étude agro-environnementale des parcelles agricoles sur lesquelles l’épandage est projeté. Cette étude permet de définir l’aptitude des sols à recevoir les boues.

Chaque année le producteur de boues doit établir un programme prévisionnel des épandages et en fin d’année un bilan agronomique. Ces documents sont contrôlés et validés par les autorités compétentes.

En ce qui concerne les composts de boues normalisés, leur qualité est contrôlée par les Directions Départementales de la Protection des Populations (ex : Directions Départementales du Contrôle de la Concurrence et de la Répression des Fraudes).

Comment la qualité des boues est-elle vérifiée ?

Les fréquences de contrôle sont fixées réglementairement. Des échantillonnages représentatifs et réguliers sont envoyés à des laboratoires qui analysent la valeur agronomique des boues de même que leur teneur en éléments indésirables, suivant les prescriptions définies par la règlementation (arrêté du 8 janvier 1998).

Les boues utilisées en tant que matière première dans la production de composts normalisés sont soumis aux mêmes types de contrôles.

Des contrôles inopinés sont également réalisés par les autorités compétentes ou les organismes indépendants chargés du suivi agronomique.

Risques sanitaires et environnementaux
Y a-t-il des risques particuliers liés aux boues industrielles ?

Oui. Les principes généraux d’intérêt agronomique pour les sols et les cultures ainsi que les principes d’innocuité pour l’homme et l’environnement s’appliquent également à l’épandage de boues industrielles. A ce titre, du fait de leurs teneurs en éléments indésirables, certaines boues industrielles ne peuvent pas être recyclées en agriculture.

En revanche, l’épuration des eaux usées issues de certaines activités industrielles conduisent à la production de boues présentant un intérêt agronomique (ex : boues papetières notamment cellulosiques ou boues d’industries agro-alimentaires). Des réglementations spécifiques prennent alors en compte leurs particularités (ex : matières destinées à l’épandage ou au stockage provenant des Installations Classées Pour l’Environnement – ICPE).

L’épandage des boues sur les terres agricoles a-t-il provoqué des accidents en France ?

Aucun accident environnemental ou sanitaire lié à des épandages de boues réalisés dans le respect de la règlementation n’a été rapporté en France.

Par ailleurs, il existe depuis 1997 une cellule de veille sanitaire vétérinaire sur les épandages qui confirme que lorsque les prescriptions réglementaires sont respectées, les risques sanitaires sont inexistants. L’ADEME a publié en 2017 dans son rapport CIDE, un bilan de l’étude sanitaire sur les risques de boues suivis par le CNITV (Centre National Vétérinaire) en P30 (lien ci-dessous).

Antérieurement à la mise en place de tout dispositif réglementaire, des épandages d’eaux usées municipales brutes réalisés de façon incontrôlée ont entraîné une accumulation d’éléments indésirables dans les sols les rendant impropres à la production agricole destinée à des fins alimentaires. C’est le cas par exemple des plaines d’Achères dans les Yvelines. Les conséquences de ces pratiques depuis longtemps interdites sont souvent utilisées par des médias en quête d’information sensationnelle et attribuées à des épandages de boues, ce qui est totalement erroné.

Pour en savoir plus :

Faut-il craindre la présence de micro-organismes pathogènes dans les boues d’épuration ?

Les boues traitées mais non hygiénisées sont susceptibles de contenir des micro-organismes comme des virus ou des bactéries. Cependant, la réglementation impose un ensemble de précautions destinées à préserver la santé de l’homme et des animaux. On peut citer les restrictions d’épandage sur les cultures de fruits et légumes susceptibles d’être consommés crus ou les distances d’isolement fixées par rapport aux usages sensibles (habitations, cours d’eau, captage en eau potable, etc.).

Les pathogènes présents dans les boues proviennent de l’homme, des animaux ou d’une manière générale de notre habitat urbain. Une fois dans la nature et particulièrement dans le sol, ils se retrouvent dans un milieu hostile à leur développement (froid, trop sec ou trop humide). Ils sont également en compétition avec les micro-organismes du sol mieux adaptés au milieu dans lequel ils se trouvent et cette compétition leur est fatale à court terme.

Des traitements complémentaires de la boue avant son épandage (compostage, chaulage, séchage et autres traitements thermiques, etc.) permettent également de réduire considérablement la présence de ces micro-organismes voire de conduire à leur hygiénisation.

Pour en savoir plus :

Les boues épandues contiennent-elles des déchets urbains inertes (gravats, plastiques…) ou des hydrocarbures ?

Non. Dans les stations d’épuration les eaux usées subissent de nombreux traitements. Une première étape, le dégrillage, permet de retirer la plupart des corps étrangers et de les acheminer en centre de stockage de déchet ou en incinération.

L’eau est ensuite soumise à un traitement de dessablage puis de déshuilage permettant d’ôter les traces d’hydrocarbures et les corps gras (huiles graisses…).

Les boues épandues contiennent-elles des substances médicamenteuses : hormones, antibiotiques ?

Oui. Par exemple, entre 30 et 90 % des antibiotiques ingérés par les humains sont excrétés avec l’urine (WEAO, 2001). Toutefois, les quantités contenues dans les boues sont très faibles. Cela s’explique du fait que seule une partie de la population prend des antibiotiques à un moment donné durant l’année, ce qui fait que les résidus d’antibiotiques sont fortement dilués dans les eaux usées.

En 2014, le SYPREA a réalisé en partenariat avec l’ADEME, le SIAAP, la FP2E, l’INERIS et le CNRS une évaluation des risques sur les substances dites émergentes qui pouvaient être contenues dans les boues. Les conclusions de cette étude estiment que le risque engendré par ces substances est négligeable pour l’environnement et la santé humaine.

Pour en savoir plus :

Les sols et les cultures recevant des boues peuvent-ils être contaminés par les métaux lourds ?

La réglementation fixe en effet des concentrations limites et des flux maximum en Eléments Traces Métalliques (ETM), et impose un contrôle de leur teneur dans les sols à minima tous les 10 ans.

Ces ETM, souvent appelés « métaux lourds », sont naturellement présents dans les sols et les plantes. Certains d’entre eux comme le cuivre ou le zinc jouent un rôle utile pour le métabolisme des plantes. Le respect de la réglementation relative à l’épandage des boues vise à supprimer le risque de contamination des sols et des végétaux.

Pour en savoir plus :

Si les eaux usées sont toxiques pour les poissons, pourquoi les boues d’épuration présentent elles un intérêt agronomique pour les cultures et les sols ?

Il est important de comprendre que le milieu aquatique est très différent du milieu sol, ce qui explique leurs différences de réaction à des apports de matières organiques.

Les déversements d’eaux usées brutes dans les cours d’eau provoquent une grave perturbation du milieu aquatique. En effet l’oxygène disponible dans l’eau est rapidement épuisé par l’activité bactérienne qui décompose les matières organiques des eaux usées, conduisant à l’asphyxie des poissons. C’est ainsi qu’on peut observer des mortalités en masse suite au déversement accidentel d’eaux usées brutes. De fait il s’agit plus d’un problème de concentration que de toxicité.

Par ailleurs, les différents minéraux libérés agissent comme fertilisants des plantes aquatiques qui se développent de façon anarchique (eutrophisation) et vont de ce fait consommer encore plus d’oxygène.

La situation est très différente lorsque les boues sont épandues sur les sols agricoles. La matière organique contenue stimule la faune du sol (vers de terre, microorganismes du sol…) qui s’en nourrit. La matière ainsi décomposée et minéralisée fertilisera les cultures.

Quel est l’impact de l’épandage sur la faune et la flore des sols ?

Les épandages de boues, du fait de leur teneur en matière organique, stimulent l’activité biologique des sols et contribuent à l’accroissement de la microflore et de la faune (vers de terre, collemboles, etc.).

Selon deux études long terme, QualiAgro et PRO’spective, menées depuis plus de 20 ans par l’INRAE sur les intérêts agronomiques et impacts environnementaux du recyclage agricole des produits résiduaires organiques (PRO) dont font partie les boues et composts de boues, ces derniers ne présentent pas d’impacts négatifs sur l’écosystème des sols, même à des doses élevées.

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Est-on absolument sûr que l’épandage des boues est sans risque ?

Il n’existe pas de risque zéro. C’est la raison de l’existence d’une réglementation. De ce fait, lorsqu’elle est appliquée, le risque est négligeable. C’est la conclusion d’une étude d’évaluation des risques sanitaires qui a été menée par l’INERIS (INERIS – Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques – Maîtriser le risque pour un développement durable) de 2003 à 2007 en partenariat avec l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), la FP2E (Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau) et le SYPREA.

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Comment les risques de développement (inconnus à ce jour) sont-ils couverts ?

Demandé par le monde agricole, le fonds de garantie sur l’épandage des boues a vu le jour en 2009. Ce dispositif permettait d’indemniser les agriculteurs et les propriétaires des terres agricoles dans le cas où elles deviendraient impropres à la culture en raison de l’épandage de boues de station d’épuration urbaines ou industrielles.

Ce dispositif ne pouvait être mis en œuvre que si le risque ayant généré le dommage à indemniser ne pouvait être connu au moment de l’épandage (au vu des connaissances du moment). On parle de ce fait de risque de développement.

Ce fond existe encore aujourd’hui mais est en dormance. Le montant est estimé aux alentours de 3 millions d’euros.

Prises de position
Pourquoi certains pays interdisent-ils l’épandage de boues ?

Pour rappel, en Europe, les plus grands producteurs de boues d’épuration sont l’Allemagne, puis le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la France qui cumulent à eux seuls près de 65% du tonnage total annuel produit en Europe.

Chaque pays membre de l’UE détermine sa politique en matière de traitement des eaux usées et d’élimination des déchets dans le cadre de la réglementation européenne. Pour certains, il peut y avoir une réelle compétition avec les effluents d’élevage (comme les Pays-Bas et la région Flamande en Belgique) ou une demande sociétale spécifique très forte comme en Suisse.

Les Services de l’Etat ainsi que les parties prenantes dont le SYPREA, estiment qu’il est important de lever les réticences existantes afin de pérenniser cette filière qui constitue un excellent compromis écologique et économique, notamment pour les collectivités rurales et d’ouvrir de nouvelles voies au recyclage agricole. C’est pourquoi le SYPREA soutient les programmes de recherches de longue durée tels que QUALIAGRO et PRO’spective menés par l’INRAE et a été à l’initiative d’une étude sur l’Evaluation des risques sanitaires liés au retour au sol des boues d’épuration menée en 2006 et actualisée en 2014.

Pour en savoir plus :

Quelle est la position des industries agroalimentaires et de la grande distribution sur l’étiquetage de produits issus de parcelles fertilisées par les boues ?

Cette question a longtemps fait débat en France à la fin des années 90.

Plusieurs collecteurs, industriels des industries agro-alimentaires ou grands distributeurs ont initialement décidé, de leur propre chef, de ne plus acheter de produits fertilisés avec des boues d’épuration en raison des craintes et perceptions de leurs clients.

Cependant, s’agissant d’une pratique encadrée par une réglementation récente et pour laquelle aucun risque avéré n’a pu être mis en évidence, les professionnels de l’agro-alimentaire ont convenu de ne pas pratiquer d’étiquetage différenciant.

D’une manière générale, le strict respect de la réglementation sur les épandages est devenu la garantie exigée par les professionnels, c’est d’ailleurs la position de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).

Les agriculteurs sont-ils favorables à l’utilisation des boues en agriculture ?

Oui, pour la plupart avec certaines disparités locales. L’utilisation de boues d’épuration pour fertiliser les cultures se substitue à l’utilisation d’engrais chimiques et constitue une économie sur les intrants.

Néanmoins, leur acceptation est liée à des garanties en matière de traçabilité.

Ainsi, en 2020, le SYPREA compte 10 382 clients utilisateurs de boues et de matières fertilisantes issues du traitement des boues (composts de boues ou digestat de méthanisation).

Pour en savoir plus :

Lexique

LEXIQUE

[ A ]

Amendement de sol : « Les amendements servent à améliorer les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols en place. Les amendements organiques, principalement d’origine végétale, servent à entretenir et à reconstituer le stock de matière organique stable du sol. Une partie de leurs composants, d’origine végétale, est transformée en humus sous l’action des micro-organismes du sol. L’amélioration du taux de matière organique des sols a un effet positif sur la structure du sol, sur sa capacité de rétention en eau, sur l’activité biologique. En complément de ces fonctions principales, les amendements organiques apportent également des éléments nutritifs directement utilisables par les plantes. Les amendements organiques vendus en France doivent être homologués ou être conformes à la norme NF U 44-051 ou à la norme NF U 44-095 » – AFAÏA

AFAIA : Syndicat professionnel des acteurs de la filière des supports de culture, paillages, amendements organiques, engrais organiques et organo-minéraux et biostimulants – Site web

AMM : Autorisation de mise sur le marché

[ B ]

Biogaz : « Mélange gazeux saturé en eau à la sortie du digesteur et composé d’environ 50 % à 70 % de méthane (CH4), de 20 % à 50 % de gaz carbonique (CO2) et de quelques gaz traces (NH3, N2, H2S). Le biogaz a un pouvoir calorifique inférieur (PCI) de 5 à 7 kWh/Nm3. Cette énergie renouvelable peut être utilisée sous forme combustive pour la production d’électricité et de chaleur, de production d’un carburant, ou d’injection dans le réseau de gaz naturel après épuration. » – ADEME

Biodéchets : « Déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires » – Article L.541-1-1 Code de l’environnement

Boues d’épuration : « Elles résultent de l’activité biologique des micro-organismes vivant dans les stations d’épuration, qui transforme les matières contenues dans les eaux usées, provenant des particuliers ainsi que de certains effluents industriels à condition que leur composition soit compatible avec les procédés utilisés pour le traitement des eaux et qu’ils n’altèrent pas la qualité des boues. Les boues sont principalement composées d’eau et de matières organiques et minérales et sont riches en éléments nécessaires à la croissance des plantes tels que l’azote, le phosphore, le potassium et des oligo-éléments. » – FAQ

Boues stabilisées : « Boues qui ont fait l’objet d’un traitement de stabilisation lequel conduit à produire des boues dont la fermentation est soit achevée soit bloquée à la sortie du traitement. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

[ C ]

Centrifugation : Action de séparer les substances de densités différentes au moyen de la force centrifuge.

Chaulage : Avant d’épandre les boues en agriculture, action de les mélanger à de la chaux vive afin d’augmenter leur siccité, d’augmenter leur PH pour ralentir l’activité pathogène, de réduire voire éliminer les bactéries grâce à la réaction exothermique et de ralentir la fermentation anaérobie qui génère de mauvaises odeurs.

Composés Traces Organiques (CTO) : Composés chimiques qui proviennent de substances chimiques telles que les pesticides, détergents ou hydrocarbures ou de leur dégradation.

Compostage : « Le compostage est un procédé de traitement aérobie (en présence d’oxygène) des déchets fermentescibles par les micro-organismes, dans des conditions contrôlées. Il produit du gaz carbonique, de la chaleur et un résidu organique stable (faible potentiel de biodégradabilité), riche en composés humiques : le compost. » – La FNADE

CTO : voir Composés Traces Organiques

[ D ]

Décantation : Action de séparer les particules de densité plus lourde que l’eau, du liquide dans lequel elles se trouvent.

Déchets alimentaires : « Toutes les denrées alimentaires au sens de l’article 2 du règlement (CE) n° 178/2002 du 28 janvier 2002 qui sont devenues des déchets » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Déchets assimilés : « Les déchets dits assimilés regroupent les déchets des activités économiques pouvant être collectés avec ceux des ménages, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, sans sujétions techniques particulières (article L 2224-14 du code général des collectivités territoriales). Il s’agit des déchets non dangereux des entreprises (artisans, commerçants…) et du secteur tertiaire (administrations, hôpitaux…) collectés dans les mêmes conditions que les ordures ménagères. » – ADEME

Déchets des activités économiques (DAE) : « Ce sont les déchets, dangereux ou non dangereux, dont le producteur initial n’est pas un ménage. Les activités économiques regroupent l’ensemble des secteurs de production (agriculture-pêche, construction, secteur tertiaire, industrie). Une partie des déchets des activités économiques sont des déchets assimilés. » – ADEME

Déchets d’assainissement : « Boues de stations d’épuration (STEP) ou graisses de flottation des Stations de Traitement des Eaux Urbaines ou STEU » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Déchets ménagers et assimilés (DMA) : « Il s’agit des déchets issus des ménages et des déchets assimilés. Ils ne comprennent pas les déchets produits par les services municipaux, déchets de l’assainissement collectif, déchets de nettoyage des rues, de marchés, etc. » – ADEME

Déchets organiques (ou déchets fermentescibles) : « Résidus d’origine végétale ou animale qui peuvent être dégradés par les micro-organismes pour lesquels ils représentent une source d’alimentation. Ils peuvent être d’origine agricole (effluents d’élevage…), agro-industrielle (abattoires, caves vinicoles…) ou municipale (biodéchets alimentaires des particuliers…). » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Déchets relevant de la responsabilité élargie des producteurs (REP) : « Ces déchets doivent être pris en charge par les producteurs des produits qui génèrent ces déchets. Selon la famille de produits, les modalités de prise en charge sont différentes. » – ADEME

Déchets verts : « Les déchets verts regroupent l’ensemble des végétaux issus de l’entretien des espaces verts, des zones récréatives, des serres, des terrains de sport et des jardins de particuliers. Ils rassemblent notamment : les feuilles mortes, les tontes de gazon, les tailles de haies ou d’arbustes, les résidus d’élagage ou d’entretien de massifs ; qu’ils soient produits par une collectivité territoriale, une société privée ou des particuliers. Ces déchets sont soumis à des variations saisonnières avec, notamment, une forte croissance des végétaux au printemps (augmentation des tontes de pelouse, des tailles, etc.). Les déchets verts font partie, au niveau réglementaire, des « biodéchets ». » – Ordeco

Déshydratation : Dans le processus de traitement des boues, action de diminuer la teneur en eau des boues pour obtenir une meilleure qualité du produit.

Digestat : Résidus solides issus du processus de méthanisation des déchets organiques. Il se compose de bactéries excédentaires, de matières organiques non dégradées et de matières minéralisées. Après traitement, il peut être utilisé comme compost.

Digestion anaérobie : « La digestion anaérobie est la décomposition de matière organique et inorganique en absence d’oxygène, par l’action de micro-organismes anaérobies. Les réactions qui se déroulent dans un digesteur anaérobie sont généralement divisées en trois étapes principales réparties entre différents groupes de bactéries : hydrolyse-fermentation, acétogénèse et méthanogénèse » – https://www.dictionnaire-environnement.com/digestion_anaerobie_ID383.html

DV : voir Déchet Verts

[ E ]

Economie Circulaire : « Système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien être des individus. Elle prend en compte prend en compte trois champs : la production et l’offre de biens et de services, la consommation au travers de la demande et du comportement du consommateur (économique ou citoyen) et la gestion des déchets avec le recours prioritaire au recyclage qui permet de boucler la boucle. » – ADEME

Effluents bruts d’élevage : Fumiers et des lisiers issus des filières d’élevage

Eléments Traces Métalliques (ETM) : « Certains de ces éléments sont des oligo-éléments essentiels pour la vie des plantes et des animaux pour lesquels l’équilibre entre carence et toxicité doit être trouvé: le Bore, Cuivre, Cobalt, Fer, Manganèse, Nickel, Sélénium, Zinc. Le Mercure, le Plomb, l’Arsenic et le Cadmium n’ont pas une fonction métabolique connue à ce jour et sont, de ce fait, considérés comme « non essentiels » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Engrais : « Les engrais apportent aux plantes les éléments utiles à leur nutrition. On trouve différents types d’engrais : minéraux, issus de la chimie de synthèse ou d’extraction minière (potasse, phosphates), organo-minéraux (mélange de composants d’origine minérale et de composants d’origine organique). Les éléments fertilisants contenus dans les engrais organiques ont une origine exclusivement naturelle, animale ou végétale (farine de plume, corne broyée, guano, vinasses…). La plupart d’entre eux sont autorisés pour la production biologique, grâce à leur conformité au règlement européen sur la production biologique (Règlement CE 834/2007). En plus de leur rôle d’apport direct d’éléments nutritifs, les engrais organiques stimulent l’activité biologique des sols, facilitant le déblocage des oligo-éléments. Ils maintiennent ou augmentent le taux de matière organique du sol, améliorant la structure du sol et favorisant la rétention de l’eau. L’apport d’azote par les engrais organiques est progressif et prolongé dans le temps. » – AFAÏA

Epaississement : Dans le processus de traitement des boues, action de séparer les phases solide et liquide des boues avant leur déshydratation.

Epandage : « L’épandage est l’action de répandre dans les champs des matières présentant un intérêt agronomique. Le terme « épandage » est utilisé quelles que soient les matières épandues : engrais ou amendements minéraux, matières organiques brutes ou transformées. Lorsque l’on considère le retour au sol des déchets organiques, on envisage l’épandage avant tout comme un apport de produits bruts, notamment non compostés. La filière « épandage » concerne donc avant tout l’épandage direct de déchets organiques non transformés. Elle est encadrée par de nombreux textes réglementaires dans les domaines de l’eau et des déchets. Les déchets concernés sont d’origines urbaine (boues de stations d’épuration des eaux), agricole (fumiers, lisiers, effluents de fabrication de produits agroalimentaires) et industrielle (boues de papeterie). » – ADEME

ETM : Voir Eléments Traces Métalliques

[ F ]

FFOM : voir Fraction Fermentescible organique des Ordures Ménagères

Flottation : « Procédé de séparation des boues fondé sur des différences d’hydrophobicité des surfaces des particules à séparer. La flottation de boue est par exemple utilisée en minéralurgie pour séparer des minéraux entre eux et dans le traitement des eaux usées pour éliminer les graisses. » – ADEME

FNADE : Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement – site web

Fraction Fermentescible organique des Ordures Ménagères (FFOM) : « Les Ordures Ménagères Résiduelles sont la part des déchets qui restent après les collectes sélectives (après avoir retiré verres, cartons et emballages). Elles sont constituées d’une fraction organique et d’une fraction non organique. La FFOM est la fraction organique de ces OMR. » Chambre d’agriculture d’Occitanie

[ G ]

Gestion des déchets : « La collecte, le transport, la valorisation et, l’élimination des déchets et, plus largement, toute activité participant de l’organisation de la prise en charge des déchets depuis leur production jusqu’à leur traitement final, y compris les activités de négoce ou de courtage et la supervision de l’ensemble de ces opérations » – Article L541-1-1 du Code de l’Environnement

[ H ]

Hygiénisation : Voir Traitement d’hygiénisation

[ I ]

Inertes : Plastiques, verres, métaux

Innocuité : Qualité de ce qui n’est pas toxique. Les critères d’innocuité d’une MAFOR regroupent les valeurs en ETM, CTO, pathogènes et inertes.

[ K ]

K : Potassium

[ M ]

MAFOR : Voir Matières Fertilisantes et Supports de Cultures

Matière organique : Matière carbonée produite par les êtres vivants (végétaux, animaux, champignons ou micro-organismes). Via les complexes argilo-humiques, elle joue un rôle important dans la stabilité des sols. À la différence de la matière minérale, la matière organique est souvent biodégradable et peut ainsi être facilement recyclée en compost ou en biogaz.

Matière sèche : Substance provenant de matière organique obtenue après avoir retiré l’eau contenue dans cette dernière.

Matières fertilisantes : « Une matière fertilisante est un produit dont l’emploi est destiné à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux, ainsi que les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols. Les matières fertilisantes comprennent notamment les engrais et les amendements. Les engrais apportent des éléments nutritifs à la plante, tels que le phosphore, le soufre, l’azote… Les amendements servent à améliorer les propriétés du sol, par l’apport de calcaire ou de matières organiques. » – ANSES

Matières fertilisantes d’origine résiduaire : « Dans le cadre de l’expertise Esco MAFOR, l’ensemble des matières d’origine résiduaire susceptibles d’être épandues dans un but de fertiliser et/ou amender les sols ont été prises en compte, et ont été désignées pour plus de lisibilité sous l’acronyme « Mafor » ou Matières fertilisantes d’origine résiduaire. Cet acronyme recouvre une large diversité de matières, notamment les effluents d’élevage (bruts ou traités), les boues issues du traitement des eaux usées urbaines ou domestiques, les matières, eaux et boues d’épuration issues des industries agro-alimentaires, papetière, pétrolière, textile, chimique…, les boues issues des opérations de potabilisation de l’eau, les composts de déchets verts, de déchets ménagers, de déchets organiques issus des activités industrielles ou domestiques (biodéchets), les digestats de méthanisation (compostés ou non), les cendres, en particulier issues des installations de combustion de biomasse à vocation énergétique, les sédiments dragués en milieu fluvial, les matières issues de la pyrolyse de certains déchets (biochars) » – INRAE

Matières fertilisantes et supports de cultures : « Les matières fertilisantes sont des produits destinés à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux, ainsi que les propriétés des sols. Les supports de culture sont destinés à servir de milieu de culture à certains végétaux. » – ANSES

Méthanisation : « Aussi appelée digestion anaérobie, la méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène, donc en milieu anaérobie, contrairement au compostage qui est une réaction aérobie. Cette dégradation provoque du biogaz ainsi que du digestat, produit humide, riche en matière organique partiellement stabilisée. Il est généralement envisagé le retour au sol du digestat après éventuellement une phase de maturation par compostage. Quatre secteurs sont favorables au développement de cette technique : agricole, industriel, déchets ménagers et boues urbaines. » – ADEME

MFSC : Voir Matières Fertilisantes et Supports de Cultures

MIATE : Matières d’Intérêt Agronomique issues du Traitement des Eaux

Microfaune : « Composée de protozoaires et de nématodes (longueur <0,2 mm), la microfaune vit dans les pores ou films d’eau de la matrice du sol, lui permettant ainsi de résister à la dessiccation du sol (univers de vie : l’agrégat, de 0,5 à 5 cm) » Chambre d’agriculture d’Occitanie

Micro-organismes pathogènes : Etres vivants (champignons, bactéries, virus…) capables de provoquer des troubles de santé plus ou moins graves chez l’homme ou les animaux au-delà d’un seuil donné.

Minéralisation : « Elle permet de transformer les éléments nutritifs de l’humus en éléments assimilables par les plantes et faune/flore du sol. » Chambre d’agriculture d’Occitanie

MO : voir Matière organique

[ N ]

Nutriments : « L’azote (N) joue un rôle primordial dans le métabolisme des plantes en tant que constituant majeur des protéines. Il est essentiel pour la croissance des plantes. Le phosphore (P) transporte l’énergie dans la plante. Il favorise la croissance générale de la plante, notamment du système racinaire et des tiges. En fin de végétation, il est stocké dans les organes de réserves pour servir au développement des futures pousses. Le potassium (K) renforce la résistance des cultures aux maladies, à la sécheresse et au gel. Les oligo-éléments (Cuivre, Magnésium, Zinc…) sont utiles en quantité réduite pour réaliser l’ensemble des réactions chimiques qui ont lieu dans la plante. » – Page valorisation organique

[ O ]

Oligo-éléments : « Eléments minéraux purs nécessaires à la vie d’un organisme mais en quantités très faibles. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

OMA ou OM : voir Ordures Ménagères et Assimilés

OMR : voir Ordures Ménagères Résiduelles

Ordures Ménagères et Assimilés (OMA) : « Les ordures ménagères et assimilés regroupent les ordures ménagères résiduelles (OMR), les déchets assimilés et les déchets collectés sélectivement : verre, emballages et journaux-magazines. »- ADEME

Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) : « Les Ordures Ménagères Résiduelles désignent la partie des déchets qui restent après des collectes sélectives, aussi appelée poubelle grise » – ADEME

[ P ]

PCI : voir Pouvoir calorifique inférieur

Plan d’épandage : « Le plan d’épandage est un document de synthèse qui définit, en fonction de leur aptitude à l’épandage, les îlots culturaux qui pourront faire l’objet d’épandage d’effluents organiques. Il montre que l’ensemble des effluents d’élevage peut être épandu dans des conditions environnementales satisfaisantes, y compris sur les parcelles mises à disposition par des tiers. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Pouvoir calorifique inférieur (PCI) : Paramètre qui caractéristique la quantité d’énergie fournie par un carburant. Cette grandeur est exprimée en kJ/l (PCI volumique) ou en kj/kg (PCI massique).

PRO : Voir Produits résiduaires organiques

Produits résiduaires organiques (PRO) : « Fait référence à toutes les matières résiduaires organiques pouvant être épandues en agriculture à l’état brut ou traitées. Le terme PRO désigne les matières considérées par le terme de MAFOR exceptées les matières minérales. Le terme PRO regroupe ainsi les effluents d’élevage et les matières organiques, traitées ou non, provenant de l’agriculture (ex. bois de taille), des activités urbaines (ex. boues de STEP, ordures ménagères), des industries agro-alimentaires (ex. vinasses, plumes, boues de laiteries) et autres industries (ex. boues papetières). » – INRAE

[ R ]

Réduction de la teneur en eau : Voir Traitement de réduction de la teneur en eau

[ S ]

Séchage thermique : « Le séchage thermique est un procédé intermédiaire de traitement des boues qui consiste à évaporer l’eau qu’elles contiennent. Cela permet de réduire de manière significative le volume et le poids des boues et de favoriser leur valorisation. » – https://www.suez.com/fr/notre-offre/collectivites-locales/quel-est-votre-besoin/gestion-de-l-eau/gestion-des-boues-et-sous-produits/sechage-des-boues

Séquestration de carbone : « Captage et stockage du carbone de l’atmosphère dans des puits de carbone (comme les océans, les forêts et les sols) par le biais de processus physiques et biologiques tels que la photosynthèse. » – https://www.greenfacts.org/fr/glossaire/pqrs/sequestration-carbone.htm

Siccité : « La siccité est le pourcentage massique de Matière Sèche d’une MAFOR. Ainsi, une boue avec une siccité de 10 % présente une humidité de 90 %. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Sous-produits animaux : « Matières d’origine animale (cadavres entiers ou parties d’animaux, les produits d’origine animale ou d’autres produits obtenus à partir d’animaux) soit exclus de la consommation humaine pour des raisons réglementaires ou soit intentionnellement non destinés à la consommation humaine. Les biodéchets sont considérés comme des sous-produits animaux à l’exception de ceux qui sont composés de déchets verts ou d’aliment d’origine végétale (reste de marché, déconditionnement de boite de conserve de légumes…). » – Rapport CSF Nouveaux systèmes énergétiques

Stabilisation de la matière organique : Voir Traitement de stabilisation de la matière organique

Station d’épuration des eaux usées (STEP) STEU : « Centre de traitement de l’eau. Ce centre de traitement a deux missions bien distinctes. La première, recycler les eaux usées en éliminant les polluants avant leur rejet dans la nature. La deuxième, rendre les eaux naturelles propres et sans danger pour la consommation humaine. Une station d’épuration élimine les polluants de l’eau à travers quatre procédés : un traitement mécanique qui élimine les déchets par tamisage et décantation, un traitement biologique qui élimine les matières organiques et minérales par la culture microbienne, un traitement chimique qui élimine les substances dangereuses par l’ajout de produits chimiques et la désinfection par UV, ozonisation ou par le chlore qui tuent les germes pathogènes. » – https://www.tlgpro.fr/2018/11/quest-ce-quune-step-station-depuration-des-eaux-usees/

STEU : Station de Traitement des Eaux Usées

Stockage : « Le stockage est le dernier maillon dans la chaîne de gestion des déchets. Il concerne la fraction des déchets qui ne peut être valorisée sous forme de matière ou d’énergie dans les conditions techniques et économiques du moment. Il existe plusieurs types d’installations : les installations de stockage de déchets dangereux (ISDD), les installations de stockage des déchets inertes, les installations de stockage des déchets non dangereux » – ADEME

Supports de cultures : « Un support de culture est destiné à servir de milieu de culture à certains végétaux en permettant à la fois d’ancrer les organes absorbants des plantes et de les mettre en contact avec les solutions nécessaires à la croissance. La tourbe, le terreau, les laines de roche sont utilisées comme supports de culture. » – ANSES

[ T ]

TMB : voir Traitement mécano-biologique

Traitement de stabilisation de la matière organique : « Ce traitement réduit la capacité des boues à entrer en fermentation, ce qui atténue voire supprime les mauvaises odeurs. » – Plaquette SYPREA sur la valorisation des boues d’épuration

Traitement d’hygiénisation : « Ce traitement détruit les microorganismes pathogènes (bactéries, virus) présents dans les boues. » – Plaquette SYPREA sur la valorisation des boues d’épuration

Traitement mécano-biologique (TMB) : Le traitement mécano-biologique (TMB) s’applique aux ordures ménagères résiduelles (OMR). Il consiste en l’imbrication étroite d’opérations mécaniques (dilacérations et tris) et d’étapes biologiques (compostage, méthanisation). Les 5 objectifs possibles pour un TMB sont, sur la fraction à haut PCI (pouvoir calorifique inférieur) du déchet, produire de l’énergie sous forme de CSR (combustible solide de récupération); sur la fraction fermentescible du déchet, produire de l’énergie sous forme de biogaz, fabriquer du compost et réduire et stabiliser les déchets avant de les mettre en décharge; enfin sur l’ensemble du déchet, recycler des matériaux (métaux, plastiques, papiers-cartons). » – ADEME

Traitements de réduction de la teneur en eau : « Les procédés d’épaississement, de déshydratation ou de séchage permettent de diminuer le volume des boues et d’améliorer leurs caractéristiques physiques. » – Plaquette SYPREA sur la valorisation des boues d’épuration

[ V ]

Valeur amendante : « Valeur d’une MAFOR examinée sous l’angle d’apport d’humus stable. Elle est examinée via des indicateurs tels le C/N (plus il est élevé plus la MAFOR a une valeur amendante), l’ISB ou l’ISMO. » – Chambre d’agriculture d’Occitanie

Valorisation énergétique : « La valorisation énergétique consiste à récupérer et à valoriser l’énergie produite lors du traitement des déchets sous forme de chaleur, d’électricité, de carburant. On peut distinguer deux sortes de valorisation énergétique : la valorisation par traitement thermique (incinération, co-incinération, pyrolyse et gazéification) et la valorisation du biogaz issu notamment des installations de stockage de déchets non dangereux et de la méthanisation des déchets organiques. » – FNADE

Valorisation organique : « La valorisation organique désigne l’ensemble des modes de gestion et de valorisation des déchets biodégradables (déchets alimentaires, déchets verts, boues urbaines, boues industrielles, déchets des industries agro-alimentaires, déchets agricoles…). Les déchets biodégradables peuvent être valorisés via 2 grands modes de traitement : le compostage et la méthanisation. » – FNADE

[ Z ]

Zn : Zinc